Page 4 - 61-CDRH Aviation news juillet 2019
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Actualité  Délégation Patrimoine





















                      ■  À  Petitmont,  en  France, une "plaque  commémorative" rend  hommage au pilote  canadien  Harold
                      Sherman (Al) Peabody et à son navigateur, James Harrington (Harry) Doe, dont l'avion a été abattu
                      dans la région en 1944.                                                       © ANNE ACKERMANN • GRAPHISME JOHN SOPINSKI


            Les  Allemands ont riposté avec une Flak  (canons anti-aériens)  intense et des attaques meurtrières par
        avions de chasse. Les pertes alliées sont terribles: le Bomber Command de la Royal Air Force, composé
        d’équipages anglais, canadiens et d’autres pays du Commonwealth et alliés (français, polonais), a perdu à
        lui seul près de 55 600 hommes.

            «Nous entendions les combats aériens», me dit Mme Schultz depuis son lit d'hôpital situé dans la ville de
        Lunéville, à l'ouest de Petitmont, où elle était soignée. «J’étais une fille. Nous avions tellement peur. "

              ■ Madeleine Schultz, âgée de 97 ans, se
              souvient de la nuit où le L7576 avait été
                                abattu en 1944.

            La  nuit  du  28  au  29  juillet  1944
        était particulièrement effrayante, dit-
        elle.  Les  archives  du  raid  de  masse
        de  la RAF sur Stuttgart, impliquant
        près de 500 avions, montrent que 62
        sont tombés. L'un d'eux, le Lancaster
        portant  le  numéro  de  série  L7576,
        s'est écrasé dans les Vosges, près du
        village de Saint-Sauveur. Quatre des
        sept  membres  de  l’équipage  étaient
        canadiens,  dont  le  pilote  Harold
        Sherman  (Al)  Peabody  et  son
        navigateur,    James     Harrington
        (Harry) Doe.

            L’accident du grand bombardier noir a laissé une part de mystère non élucidé. Peabody et Doe auraient
        été tués dans l'épave. Mais leurs corps n'ont jamais été retrouvés et leurs familles n'étaient pas convaincues
        que les résultats de l'enquête officielle de l'après-guerre étaient exacts, d'autant plus que plusieurs témoins
        ont affirmé que deux aviateurs vêtus de l'uniforme allié avaient été vus vivants peu après l'accident.          ►



          Le magazine d’informations du CDRH                                                                                                                 Juillet 2019    N°61
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