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          Il y a 50 ans, le 21 juillet 1969, on a marché sur la Lune                                         19 juillet 2019 francebleu.fr

          Le passé lorrain de Michael Collins,
          le "troisième homme" de la mission Apollo 11
                                                                                ■ Michael Collins en train de s'entraîner, un
                                                                                mois  avant  le  décollage,  en  juin  1969
                                                                                © Maxppp NASA






                                                                                    Le  20  juillet  1969,  Armstrong  et
                                                                                Aldrin étaient les premiers hommes à
                                                                                poser le pied sur la lune. Une mission
                                                                                qu'ils  n'auraient  jamais  pu  mener  à
                                                                                bien sans Michael Collins, qui pilotait
                                                                                le  vaisseau.  Avant  de  devenir
                                                                                astronaute,  l'Américain  avait  passé
                                                                                quelques  années  à  la  base  aérienne
                                                                                de Chambley.

        Chambley AB France
            Il y a 50 ans, jour pour jour, l'Homme faisait ses premiers pas sur la lune. Ou plutôt les
        hommes,  puisqu'ils  étaient  deux :  Neil  Armstrong,  le  premier,  et  Buzz  Aldrin.  Mais  la
        mission Apollo 11 comptait aussi un troisième homme, au rôle ingrat mais crucial : Michael
        Collins, qui avait pour mission de piloter le vaisseau et qui lui, n'a donc jamais "aluni".

               Un amour lorrain
                   Et ce Michael Collins a une particularité : avant de devenir astronaute, il a passé
               quelques années en Lorraine, à la base aérienne de Chambley-Bussières. On la
               connaît  notamment  aujourd'hui  pour  le  Mondial  Air  Ballons, mais  entre  1953  et
               1967, c'était la Chambley Air Base, une base militaire pour l'Air Force américaine.
               Michael Collins a même rencontré sa femme, lorraine, chez nous : "elle s'occupait
               de tout ce qui était manifestations, événements, etc, au club des officiers, raconte
               Philippe  Buron-Pilâtre,  le  fondateur  du  Mondial  Air  Ballons,  et  il  est  tombé
               amoureux d'elle."
                                                            ■ Michael Collins alors jeune pilote au
                                                      72nd Fighter Bomber Squadron de Chambley
                                                                                      http://france-air-otan.blogspot.com

            Un double mariage : le premier pour de vrai, le second pour les paillettes
            Il l'a épousé à la mairie de Chambley, et également, religieusement, à la chapelle de la base, qui existe toujours.
        Mais le cocasse de l'histoire, c'est que Michael Collins s'est marié deux fois ! "Dix ans plus tard, en 1967, alors qu'il était
        déjà  incorporé  dans  le  corps  des  astronautes,  et  qu'il  était  en visite  au  salon  du  Bourget, le maire  de  l'époque  de
        Chambley lui avait demandé s'il pouvait revenir se marier pour le fun, s'amuse Philippe Buron-Pilâtre. Une grande fête
        avait eu lieu, avec médias et majorettes !

                                                                        Contrairement  à  ce  qu'il  avait  promis,  Michael
                                                                    Collins  n'est  jamais  revenu  à  Chambley, mais  il  a
                                                                    écrit  de  très  belles  lettres  dont  Buron-Pilâtre  nous
                                                                    dévoile le contenu : "Il y raconte ses souvenirs de la
                                                                    base : le froid, la boue. Le gouvernement américain
                                                                    leur avait promis que c'était une petite opération, et
                                                                    qu'en gros, quinze jours après, ils seraient rentrés.
                                                                    Mais certains sont restés plusieurs années ! Il n'y
                                                                    avait pas l'eau courante, c'était encore l'époque où
                                                                    l'on  allait  aux  toilettes  au  fond  du  jardin  (...) mais
                                                                    pour  lui,  c'est  forcément  magique,  puisque  c'est
                                                                    l'endroit où il est tombé amoureux."


        ■ F-86F Sabre du 72 FBS escadron de Michael Collins, à Chambley en 1955

            Pour le Mondial Air Ballons, qui commence le 26 juillet, des vétérans américains de l'époque de Michael Collins vont
        faire le déplacement. Lui est désormais malheureusement trop âgé et trop malade pour un tel voyage.      Magali Fichter ●
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